Foncier
Patrimoine agricole protégé
Acquérir volontairement des terres agricoles pour les protéger, les régénérer et les transmettre. SOLUM s’y conduit en gardienne, jamais en propriétaire absolue.
Objectif à cinquante ans : 30 % des terres agricoles françaises protégées, dont 15 % en propriété directe.
- Des acquisitions volontaires, à conditions équitables, après analyse de la valeur agricole, de l’état écologique, des enjeux de transmission et des risques.
- Une cartographie fine des sols, des bassins versants et des vulnérabilités, qui croise la science et la connaissance des agriculteurs.
- Des baux stables qui respectent le statut du fermage : l’agriculteur garde la responsabilité de son exploitation.
- Des fermes partenaires qui restent de vraies exploitations, pas des vitrines.
« Acheter la terre ne sera jamais l’objectif de SOLUM. »
Sous-projets et financement
Agriculteurs
Le nouveau contrat agricole
Une alliance, pas une tutelle. Celui qui demande une transformation en partage les risques, rémunère les services écologiques rendus et protège l’autonomie de l’agriculteur.
- Le partage du risque : financement d’équipements, diagnostics pris en charge, aides à la transition, garanties contractuelles.
- La rémunération des services écologiques effectivement rendus, évalués sans lourdeur administrative.
- Un droit à l’expérimentation : l’agriculteur propose, le chercheur conçoit le protocole, la fondation finance.
- Une politique d’installation ouverte, y compris à celles et ceux qui ne sont pas issus du monde agricole.
« Celui qui demande une transformation doit accepter de participer aux risques qu’elle entraîne. »
Sous-projets et financement
Sols
Laboratoire vivant des sols
Un réseau national de recherche appliquée, fondé sur le diagnostic et l’expérimentation de long terme, qui distingue ce qui est démontré, ce qui dépend du contexte et ce qui reste à prouver.
- Plusieurs centaines de sites de suivi, sur sols argileux, sableux ou limoneux, en climat océanique, méditerranéen ou de montagne.
- Un diagnostic compréhensible par l’agriculteur, qui ne devient jamais un instrument de contrôle.
- Des programmes territoriaux contre l’érosion : couverts végétaux, haies, bandes enherbées, agroforesterie.
- Une intelligence artificielle d’assistance aux résultats vérifiables, les décisions restant sous contrôle humain.
« La terre ne se régénère pas au rythme de nos présentations financières. »
Sous-projets et financement
Semences
Bibliothèques du vivant
Contribuer à un réseau français de conservation et de recherche sur les semences, aux côtés des institutions existantes, pour transmettre aux générations futures une capacité de recommencement.
- Financer des collections et leur caractérisation, avec des données fiables sur l’origine et les conditions de conservation.
- Éprouver les variétés en conditions réelles, dans les fermes partenaires de plusieurs territoires.
- Développer la sélection participative entre chercheurs, sélectionneurs et agriculteurs.
- Garantir un accès responsable aux collections : une banque de semences ne doit pas devenir un coffre-fort fermé.
« Nous avons choisi de protéger des graines, des objets minuscules capables de préserver des possibilités immenses. »
Sous-projets et financement
Science
Mémoire scientifique des terres
Faire de la science l’instrument principal de la renaissance agricole : relier le laboratoire et le champ, rester indépendante de ses financeurs, accepter l’échec.
- Une chaîne de recherche continue, du laboratoire fondamental jusqu’au réseau des fermes partenaires.
- Des séries de données sur plusieurs décennies, gouvernées dans le respect des droits des agriculteurs.
- Des programmes sur la microbiologie des sols, l’eau, l’intelligence artificielle et la robotique agricole.
- Des pistes exploratoires encadrées : hypothèses claires, groupes témoins, protocoles préenregistrés, résultats négatifs publiés.
« L’audace d’une hypothèse ne constitue jamais une preuve de sa validité. »
Sous-projets et financement
Éducation
L’Académie de la Terre
Un réseau d’établissements, de centres de formation et de sites expérimentaux qui renforce l’enseignement agricole existant, sans le remplacer.
- Former les agriculteurs du XXIe siècle aux sciences du vivant, à l’agronomie, à l’économie et aux technologies, avec l’immersion en exploitation au centre.
- Rapprocher agriculteurs et chercheurs, et organiser la transmission par les anciens.
- Ouvrir le métier à celles et ceux qui n’ont pas hérité de la terre.
- Former des ingénieurs de la Terre et éduquer le grand public, de l’école jusqu’au jardin pédagogique.
« L’agriculture n’est pas une activité appartenant au passé. »
Sous-projets et financement
Patrimoine bâti
Domaines vivants
Racheter et restaurer des châteaux et des domaines historiques pour en faire des lieux vivants, où l’on forme, cherche, transforme et accueille.
Objectif à cinquante ans : une centaine de domaines restaurés, environ un par département.
- Des écoles et des centres de formation pour l’Académie de la Terre.
- Des laboratoires au cœur des domaines, avec des parcelles d’essai sur les terres alentour.
- Des conserveries et des ateliers pour transformer les récoltes sur place.
- Des hôtels et des restaurants où l’on vit le mieux vivre ensemble, et une école des chefs de la terre à la table, avec l’herboristerie.
Sous-projets et financement