solum n. m.
Du latin solum : le sol, la terre, le fondement.
En pédologie, l’ensemble des horizons d’un sol façonnés par le climat et par le vivant.

SOLUM

Une fondation pour protéger, régénérer et transmettre les terres agricoles françaises.

Acquérir des terres pour qu’elles restent des terres. Soutenir ceux qui les cultivent. Comprendre le sol avant de le réparer. Pour trente ans, et bien au-delà.

Protéger ce qui permettra à la France de continuer à vivre

SOLUM est une fondation privée, indépendante et attachée à l’intérêt général. Elle mobilise des capitaux pour acquérir et protéger des terres agricoles, accompagner les agriculteurs, financer la recherche, préserver les semences et former les générations qui viennent. Le capital est un moyen. Le vivant est la finalité.

Ce que la fondation se donne pour mission

  • Protéger durablement les terres agricoles

    Préserver leur vocation agricole et les soustraire aux logiques spéculatives.

  • Soutenir ceux qui les cultivent

    Faciliter l’installation et la transmission, sécuriser les agriculteurs dans la durée.

  • Améliorer les fonctions écologiques des sols

    Investir sur le long terme dans la fertilité, l’eau, la biodiversité et les paysages.

  • Développer les connaissances

    Financer une science indépendante, relier le laboratoire et le champ, former.

  • Contribuer à la continuité alimentaire

    Renforcer des filières plus justes, du champ jusqu’à l’assiette.

  • Faire revivre des lieux historiques

    Restaurer des châteaux et des domaines pour y former, chercher, transformer et accueillir.

Sept principes, une doctrine

Toute opération de SOLUM respecte un socle commun. Ces principes sont une doctrine opérationnelle, pas une déclaration d’intention.

Vocation agricole
Les terres conservent une fonction productive compatible avec leur protection écologique.
Volontariat
Aucune pratique coercitive, aucune exploitation des difficultés d’autrui. Personne n’est contraint de rejoindre SOLUM.
Respect des exploitants
Les droits des agriculteurs, à commencer par ceux issus des baux ruraux, sont intégralement respectés.
Non-spéculation
Une acquisition n’a jamais pour objet principal une plus-value.
Transparence
Critères d’investissement, procédures de validation et prévention des conflits d’intérêts sont documentés.
Responsabilité financière
Aucune acquisition sans vision réaliste de ses coûts de détention et de ses obligations futures.
Subsidiarité
À résultat comparable, SOLUM choisit la solution qui préserve le mieux l’autonomie des acteurs locaux.

Ce que nous perdons sans le voir

La modernisation agricole a amélioré la sécurité alimentaire et réduit la pénibilité de nombreux métiers. Il serait malhonnête de le nier. Mais elle a laissé hors du champ de la mesure des pertes qui ne se lisent dans aucun bilan, et dont certaines ne se réparent pas à l’échelle d’une vie.

Un sol vivant traité comme un support

Sous nos pieds vivent des bactéries, des champignons, des vers de terre, un réseau de racines et d’eau. Nous l’avons longtemps traité comme une surface inerte. Érosion, compaction et perte de matière organique réduisent ses fonctions.

Le prix de la terre, jamais sa valeur

Le prix d’un hectare ne dit rien de sa biodiversité, de sa structure ni de son rôle dans le cycle de l’eau. Une terre peut prendre de la valeur pendant que ses fonctions se dégradent.

Le temps long sacrifié au court terme

Restaurer un sol demande des années, parfois des décennies. Nos économies raisonnent au trimestre, nos politiques au mandat. Ce qui ne porte ses fruits que dans vingt ans n’est presque jamais financé.

Des agriculteurs seuls face au risque

Machines, crédit, spécialisation et intrants enferment de nombreuses exploitations dans une trajectoire dont elles ne maîtrisent plus le cap. On leur demande de changer, sans partager le risque du changement.

Qui cultivera nos terres demain ?

S’installer exige des capitaux considérables, à commencer par le foncier. Un jeune agriculteur doit parfois s’endetter avant même d’avoir produit. Le départ d’un exploitant est le moment où tout peut basculer.

La terre fertile traitée comme un terrain ordinaire

Logements, routes, zones commerciales : chaque projet semble limité, leur accumulation transforme le territoire. Un hectare fertile perdu ne se compense pas toujours ailleurs.

Une souveraineté alimentaire devenue inquiète

La France dépend des intrants, des aliments pour animaux et de marchés lointains. Semences, eau et compétences peuvent s’éroder sans bruit, faute d’une vision tenue sur plusieurs générations.

Des savoirs et des liens qui se défont

Haies arrachées, paysages simplifiés, variétés et savoir-faire menacés. La distance entre le champ et l’assiette a rendu invisible le travail de ceux qui nous nourrissent.

« Ce que nous ne savons pas mesurer finit toujours par être négligé. » La France sous nos pieds, chapitre 1

Huit programmes, un seul système

Il ne s’agit pas de financer quelques projets isolés, aussi utiles soient-ils. Il s’agit de construire un système complet, capable de protéger le foncier, d’accompagner les agriculteurs, de financer la science, de préserver les semences, de former, de faire revivre des lieux historiques et de rebâtir une économie alimentaire plus juste.

Voir les programmes en détailSous-projets, financements et projection sur cinquante ans, ainsi que le budget de l’institution : équipes et fonctionnement.

Foncier

Patrimoine agricole protégé

Acquérir volontairement des terres agricoles pour les protéger, les régénérer et les transmettre. SOLUM s’y conduit en gardienne, jamais en propriétaire absolue.

Objectif à cinquante ans : 30 % des terres agricoles françaises protégées, dont 15 % en propriété directe.

  • Des acquisitions volontaires, à conditions équitables, après analyse de la valeur agricole, de l’état écologique, des enjeux de transmission et des risques.
  • Une cartographie fine des sols, des bassins versants et des vulnérabilités, qui croise la science et la connaissance des agriculteurs.
  • Des baux stables qui respectent le statut du fermage : l’agriculteur garde la responsabilité de son exploitation.
  • Des fermes partenaires qui restent de vraies exploitations, pas des vitrines.
« Acheter la terre ne sera jamais l’objectif de SOLUM. »
Sous-projets et financement

Une méthode d’acquisition en dix étapes

Chaque opération foncière suit la même procédure, documentée et traçable. Aucun mécanisme interne ne peut écarter les droits des tiers ni les prérogatives prévues par la loi.

  1. IdentificationUne fiche : localisation, surfaces, situation juridique, usages, intérêt stratégique.
  2. PréqualificationL’opération correspond-elle à la mission ? Sinon, elle est écartée.
  3. Analyse foncière et juridiqueTitres, servitudes, baux, droits des occupants, contraintes réglementaires.
  4. Diagnostic agricole et environnementalSols, eau, infrastructures, usages antérieurs.
  5. Analyse économiqueLe coût complet, pas seulement le prix d’achat.
  6. Parties prenantesExploitants, propriétaires, voisins : intérêts et droits examinés.
  7. Décision d’investissementMotivée, traçable, renforcée au-delà de certains seuils.
  8. AcquisitionSelon les procédures légales applicables.
  9. Mise en gestionContrats d’exploitation, engagements, accompagnement.
  10. SuiviÉvaluation juridique, économique, agricole et environnementale.

Trente ans pour reconstruire

Trente ans ne sont pas la date à laquelle la mission serait accomplie. C’est la durée d’une première grande œuvre : le temps d’une génération pour démontrer qu’une autre trajectoire est possible.

Nous distinguerons toujours

  1. ce que nous voulons accomplir
  2. ce que nous avons engagé
  3. ce que nous avons démontré

Tout ce qui suit relève, aujourd’hui, de la première catégorie.

La première pierre

Nous n’avons pas besoin d’attendre trente ans pour commencer. Une institution qui veut agir à grande échelle doit d’abord démontrer qu’elle sait agir correctement à petite échelle.

Avant toute expansion, une première opération pilote : une exploitation dont la transmission présente un enjeu particulier. Elle teste le processus entier, de l’identification au suivi, et fera l’objet d’une évaluation indépendante.

  • Définir la mission
  • Réunir les compétences
  • Étudier les structures juridiques
  • Construire la gouvernance
  • Identifier les premiers partenaires
  • Préparer l’opération pilote

Mesurer sans réduire

Le nombre d’hectares détenus ne sera jamais le principal indicateur de réussite. Chaque résultat sera lu au regard des conditions locales, et comparé lorsque c’est possible.

Protection foncière
Surfaces réellement protégées, solidité des mécanismes
Transmission
Exploitations reprises ou maintenues en activité
Stabilité
Durée et sécurité des relations contractuelles
Économie agricole
Revenus, charges, capacité d’investissement
Sols
Indicateurs physiques, chimiques et biologiques
Eau
Infiltration, consommation, qualité
Biodiversité
À l’échelle des parcelles et des paysages
Satisfaction
Retours des agriculteurs, qualité des relations
Efficacité financière
Coût complet et soutenabilité des interventions
Gouvernance
Respect des procédures, conflits d’intérêts, incidents

Une terre après l’autre. Une exploitation après l’autre. Une recherche après l’autre. Une génération après l’autre.

Une fondation, pour que la mission survive à ses fondateurs

Certaines ambitions sont trop importantes pour dépendre de la durée d’une vie, des intérêts d’un actionnaire ou des décisions d’un gouvernement.

Pas une entreprise

Une société appartient à ses actionnaires, qui peuvent changer de stratégie ou céder les actifs. La protection des terres doit être inscrite dans la structure même de l’institution.

Sans attendre l’État

Le temps politique n’est pas celui du vivant. La puissance publique reste indispensable : SOLUM agit sans l’attendre, et coopère avec elle lorsque les objectifs convergent.

Un troisième chemin

Pas une fondation qui distribue des subventions, mais une institution capable de posséder, protéger, financer, investir, rechercher, enseigner et agir.

Cinq niveaux de protection

Aucun statut privé ne garantit à lui seul qu’un actif restera éternellement affecté à sa mission. L’objectif est de rendre les dérives difficiles, contrôlables et juridiquement contestables.

  1. StatutaireLa mission et les conditions de détention ou de cession des actifs
  2. ContractuelDes engagements adaptés aux terres et aux droits de chacun
  3. GouvernanceDes procédures renforcées pour les opérations sensibles
  4. ContrôleLa vérification indépendante du respect des engagements
  5. FinancierDes réserves pour ne jamais devoir céder un actif essentiel

Organiser le pouvoir pour le limiter

Un organe gardien de la mission
Il fixe les orientations, approuve les engagements majeurs et contrôle les risques, sans gérer le quotidien.
Une direction exécutive
Responsable des opérations, distincte de ceux qui la contrôlent.
Un conseil scientifique
Évaluations externes, conflits d’intérêts déclarés, règles de publication fixées avant les projets. La science doit pouvoir contredire SOLUM.
Un conseil des agriculteurs
Grandes cultures, élevage, maraîchage, arboriculture, jeunes installés et exploitants expérimentés : un avis formel, pas un conseil décoratif.

Les décisions que personne ne prend seul

Modifier la mission, céder une terre stratégique, engager des ressources exceptionnelles : majorités renforcées, analyses indépendantes, délais de réflexion. Ces règles s’appliquent d’abord aux fondateurs.

Un financement qui préserve la liberté

Un patrimoine dont les revenus soutiennent les activités, des dons, des investissements compatibles avec la mission. Jamais de dépendance à un seul mécène. Un mécène soutient une mission, il n’achète ni des terres ni des conclusions.

Ce que SOLUM ne deviendra jamais

  • Un instrument de spéculation foncière
  • Une administration privée dont les agriculteurs seraient les exécutants
  • Un prétexte écologique à la concentration du pouvoir
  • Un financeur de recherches aux conclusions écrites d’avance
  • Une organisation plus soucieuse de son image que de ses résultats
  • La propriété indirecte de ses mécènes
  • Une institution qui prend sa croissance pour une preuve de réussite

La forme juridique définitive sera arrêtée après une analyse approfondie du droit rural et du droit des fondations.

La terre ne doit pas devenir le symbole de notre puissance. Elle doit devenir la mesure de notre responsabilité.
Lire l’essai

L’essai fondateur

SOLUM est né d’un livre. Quinze chapitres pour comprendre ce que nous perdons, imaginer ce que nous pourrions reconstruire et décrire l’institution capable de le faire.

« Nous ne reconstruirons jamais ce que nous n’avons pas d’abord osé imaginer. »
  1. Prologue : La terre que je refuse de voir mourir
  2. ILa France que nous avons oubliée
    1. La France, une civilisation agricole
    2. Ceux qui nous nourrissent
  3. IIComprendre ce que nous détruisons
    1. Le sol n’est pas un support : c’est une civilisation
    2. La grande erreur économique
  4. IIIReprendre notre destin en main
    1. La souveraineté commence dans la terre
    2. Acheter la terre pour la protéger
    3. Un nouveau contrat avec les agriculteurs
  5. IVReconstruire une civilisation agricole
    1. Les semences, patrimoine de l’humanité
    2. La science au service du vivant
    3. L’Académie de la Terre
    4. Du champ à l’assiette
    5. Rendre leur fonction aux lieux
  6. VSOLUM : de la vision à la réalité
    1. Pourquoi une fondation ?
    2. Construire l’institution
    3. Trente ans pour reconstruire
  7. Épilogue : La terre que nous laisserons

Construire avec nous

SOLUM commence petit, sans penser petit. Nous réunissons dès maintenant celles et ceux qui poseront les premières pierres.

Agriculteurs

Vous préparez une transmission, une installation ou une transition. Aucun agriculteur ne sera jamais contraint de rejoindre SOLUM : parlons-en d’abord.

Chercheurs

Sols, eau, semences, systèmes de production : nous construisons une recherche indépendante, de long terme, avec des protocoles publics.

Mécènes et investisseurs

Un capital patient, affecté à une mission, et des règles claires d’acceptation des dons. Votre soutien construit un patrimoine qui n’appartiendra à personne.

Territoires et partenaires

Collectivités, chambres d’agriculture, coopératives, écoles et associations : SOLUM renforce les acteurs en place, sans s’y substituer.

Écrivez-nous

Pour une rencontre, un partenariat ou toute question sur le projet. Toutes les façons de nous joindre sont sur la page contact.

contact@solum.foundation